Le pays est à cheval sur l'Europe et l'Asie. Son territoire est le plus grand de la planète : d'ouest en est, de Kaliningrad à Vladivostok, il mesure plus de 8 000 km, il s'étend sur 17 millions de km² et compte onze fuseaux horaires. Le Russie est un pays de tous les extrêmes. Nous vous invitons à suivre l'actualité de cette nation qui gagne à être connu.

jeudi 17 décembre 2009

L’Otan voudrait que la Russie l'épaule en Afghanistan
Le secrétaire général de l'Otan, Anders Rasmussen a tenté, lors de sa visite en Russie ce mercredi 16 décembre, d'impliquer Moscou dans les opérations de l'Alliance en Afghanistan, sans toutefois obtenir un engagement ferme du Kremlin.Avec notre correspondant à Moscou, Alexandre BilletteC'était attendu, la première visite en Russie d'Anders Rasmussen devait essentiellement concerner le dossier afghan.Il faut dire que les autres dossiers sont plus litigieux, comme celui du conflit géorgien ou de l'expansion à l'est de l'Otan.Sur la question afghane, l'Alliance atlantique voudrait bien voir la Russie s'impliquer davantage. C'est le message du secrétaire général de l'Otan au Kremlin. Ce mercredi 16 décembre, Anders Rasmussen a été clair et concret : l'Alliance voudrait que Moscou fournisse des hélicoptères, tout en formant les pilotes et en fournissant des pièces détachées. Selon la presse russe, Anders Rasmussen aurait également demandé d'élargir le transit de matériel sur le territoire russe, en acceptant également le passage de matériel militaire.Côté russe, cette première visite du secrétaire général de 'lOtan depuis 2007 marque « le début d'un nouveau chapitre entre l'Otan et Moscou », selon Dmitri Medvedev. Cependant, sur les demandes de l'organisation atlantique, la réponse a été laconique: «Les demandes seront étudiées par le ministère des affaires étrangères».

samedi 5 décembre 2009

Russie: explosion mortelle dans une discothèque
Plusieurs blessés sont actuellement dans un état grave ce qui laisse présager que le bilan des victimes pourrait s'alourdir. La déflagration s'est produite dans le café Le Cheval Boiteux où quelque 200 personnes, principalement des employés et des membres de leurs famille, célébraient le huitième anniversaire de l'établissement.

Les victimes ont été intoxiquées par des émanations de monoxyde de carbone alors qu'elles tentaient de quitter l'endroit, prises de panique. Un porte-parole de l'enquête a confirmé que l'explosion était accidentelle et qu'en aucun cas, il ne s'agissait d'un acte terroriste. Une intention criminelle n'est toutefois pas exclue. Les feux d'artifice à l'origine de la tragédie devaient être lancés en plein air et ils étaient interdits d'utilisation dans des espaces clos. Le premier ministre Vladimir Poutine a dépêché sur les lieux deux avions de Moscou équipés pour soigner les personnes gravement brûlées.

jeudi 26 novembre 2009

Les russes prêt à investir dans le dollar canadien
La Banque centrale russe se prépare à investir une partie de ses réserves de change dans les instruments libellés en dollars canadiens, a annoncé mercredi le directeur du département des opérations sur les marchés financiers de la Banque, Sergueï Chvetsov. "Les opérations sur le dollar canadien sont déjà techniquement sur le point d'être lancées, puis ce sera le tour d'une ou de deux monnaies, mais ce sera tout", a expliqué l'expert devant le conseil pour la politique monétaire de la Douma qui s'est réuni mercredi. Actuellement, la Banque centrale investit dans quatre devises: le dollar US, l'euro, la livre sterling et le yen japonais, a-t-il ajouté. A la mi-novembre, les réserves internationales (de change) de la Banque de Russie s'élevaient à plus de 440 milliards de dollars US.

mardi 15 septembre 2009

Le Monde.fr
Les Etats-Unis ont dit redouter lundi une course aux armements en Amérique latine, au lendemain de l'annonce d'un contrat de 2,2 milliards de dollars entre la Russie et le Venezuela pour l'achat d'armes russes.

"Nous sommes inquiets, de façon générale, de l'objectif avoué du Venezuela d'accroître son arsenal militaire, ce qui pose à notre avis un grave défi à la stabilité du continent américain", a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Ian Kelly.

"Nous redoutons une course aux armements dans la région", a-t-il déclaré devant la presse en réponse à une question sur l'annonce du contrat entre Moscou et Caracas et sur les craintes de coopération nucléaire du Venezuela avec l'Iran.

M. Kelly a estimé que les importations d'armes du Venezuela "dépassent celles des autres pays d'Amérique latine" et appelé ce pays à la transparence sur ces achats et leur destination.

"A nos yeux, il est très important qu'ils mettent en place des procédures claires et des garde-fous pour faire en sorte que ces armes ne soient pas détournées au profit d'organisations irrégulières ou clandestines", a souligné le porte-parole.

Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé dimanche que la Russie avait accordé un crédit de 2,2 milliards de dollars à son pays pour l'achat d'armement russe, dont 92 chars T-72 et des systèmes antiaériens.

Dans le cadre de son émission hebdomadaire de radio et télévision "Alo Presidente", M. Chavez a par ailleurs annoncé son intention d'"installer un puissant système antiaérien", alors que Caracas a mis en garde son voisin colombien contre l'ouverture prévue de plusieurs bases militaires aux Etats-Unis.

"Nous avons déjà signé le contrat pour ces petits appareils", a ajouté le président vénézuélien en montrant la photographie de lance-roquettes multiples mobiles 300mm Smerch, d'une portée de 90 km.

"Avec ces fusées, cela va leur être difficile de venir nous bombarder", a dit M. Chavez, qui a justifié ces acquisitions par l'existence au Venezuela de réserves de gaz et de pétrole importantes à protéger.

Hugo Chavez était mercredi et jeudi en visite en Russie, qu'il considère comme un allié stratégique. La Russie et le Venezuela ont signé entre 2005 et 2007 douze contrats d'armement d'un montant total de 4,4 milliards de dollars.

dimanche 5 juillet 2009

Medvedev compare Khodorkovski à Madoff et refuse de parler de grâce
MOSCOU (AFP) — Le président russe Dmitri Medvedev a répondu dimanche aux critiques occidentaux du procès de l'ex-magnat du pétrole Mikhaïl Khodorkovski en le comparant avec l'affaire Madoff et laissant entendre qu'il ne serait pas gracié s'il ne reconnaissait pas sa culpabilité.

"Il n'y a rien à discuter à ce jour", a tranché le chef de l'Etat interrogé par des journalistes italiens sur le sort du prisonnier le plus célèbre de Russie à la veille d'une visite en Russie du président américain Barack Obama et d'un sommet du G8.

"Concernant une grâce pour Khodorkovski ou toute autre personne, cette procédure doit être menée telle que définie par les lois de notre pays", a déclaré M. Medvedev dans un entretien à des médias italiens publié dimanche par le service de presse du Kremlin.

"En d'autres termes, la personne en question doit s'adresser au président, reconnaître sa culpabilité et faire une demande pour qu'une telle décision soit prise en compte", a-t-il poursuivi.

L'ex-chef du groupe pétrolier russe Ioukos, déjà condamné en 2005 à huit ans de prison pour escroquerie à grande échelle et évasion fiscale, comparaît de nouveau depuis le 3 mars devant un tribunal à Moscou pour détournement et revente illégale de pétrole.

Il plaide non-coupable qualifiant ce procès dans lequel il encourt plus de 20 ans de prison de farce judicaire et politique.

Ses partisans considèrent que ce procès est motivé par des considérations politiques, visant à éloigner indéfiniment Mikhaïl Khodorkovski, âgé de 46 ans et féroce opposant au Premier ministre Vladimir Poutine, de la scène politique russe.

Les avocats et la famille de M. Khodorkovski présentent le nouveau procès comme un test pour Dmitri Medvedev considéré comme plus libéral que son prédécesseur et défenseur de l'indépendance de justice.

Le président russe met de son côté en parallèle le procès Khodorkovski avec l'affaire du financier américain Bernard Madoff, auteur de l'une des plus gigantesques escroqueries de tous les temps condamné le 29 juin à 150 ans de prison par un tribunal de New York.

"Regardez les affaires judiciaires dans d'autres pays. C'est très sérieux. Certains hommes d'affaires sont condamnés à des peines très lourdes, 150 ans aux Etats-Unis", a-t-il déclaré dans l'interview.

"Et disons que cela ne dérange personne", s'est-il emporté.

"Dans le monde entier le business peut avoir des ennuis (...) et être puni pénalement. Il ne faut pas sortir du contexte telle ou telle affaire", a-t-il poursuivi.

Il a également démenti le caractère politique de l'affaire Khodorkovski.

"Khodorkovski et d'autres hommes d'affaires dans notre pays ont été condamnés par décision de justice. Il ne s'agit pas d'un geste politique, mais de la décision d'un tribunal et elle doit être respectée", a-t-il lancé.

Des défenseurs des droits de l'Hommes et d'autres personnalités ayant assisté à des audiences du nouveau procès de Mikhaïl Khodorkovski se sont dits jeudi scandalisés par son iniquité, exigeant son "arrêt immédiat".

"Les nouvelles accusations contre Khodorkovski sont des chefs-d'oeuvre d'absurdité juridique, un rappel de la manière stalinienne d'intimider la société", ont-il noté dans un texte commun signé notamment par l'écrivain Boris Akounine, le prix Nobel de physique Vitali Guinzbourg, l'ancien champion du monde d'échecs Garry Kasparov ou le dissident soviétique Sergueï Kovalev.

vendredi 19 juin 2009

Brésil-Russie-Inde-Chine : l'attaque des BRIC !
Le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, pays désormais rassemblés sous l’acronyme "BRIC", se sont réunis pour la première fois en vue de tenir un langage commun face aux grands défis internationaux. Ils ont affirmé vouloir une réforme rapide du système financier mondial, même si la question d'une monnaie de réserve supranationale fait débat entre eux, et ont manifesté le souhait d'être plus influents et de se faire entendre davantage aux Nations unies. Le sommet qui a eu lieu le 16 juin dernier dans l’Oural, à Ekaterinbourg, la troisième ville de Russie, se voulait le contrepoids du sommet du G7 (groupe des sept pays les plus industrialisés) qui aura lieu dans un mois en Italie. Le ministre des Affaires étrangères brésilien, Celso Amorim, a donné le ton vendredi. "Le G7 est mort. Il ne représente plus rien. Je ne sais pas comment sera l’enterrement…", a-t-il confié à l'AFP. Les grands pays émergents représentent 25 % des terres habitables de la planète, 40 % de la population mondiale et 15 % du produit intérieur brut mondial. Ce sont en réalité des pays encore très pauvres, mais leur potentiel de croissance est de plus en plus important. Selon Goldman Sachs, qui a inventé l’acronyme BRIC en 2001, ces pays pèseront de plus en plus dans l’économie mondiale. Le PIB de la Chine, par exemple, dépassera celui des Etats-Unis d’ici à 2050. Aujourd’hui, les pays du BRIC pèsent pour 15 % dans le commerce mondial, un chiffre qui devrait augmenter au fil des années. Nandan Unnikrishnan, chercheur à l'Observer Research Foundation de New Delhi et qui a l’oreille des autorités indiennes, met en exergue ce qui unit les quatre pays. Il évoque aussi les relations tumultueuses entre l’Inde et la Chine, les deux moteurs asiatiques du BRIC.

LE TEMPS Le BRIC est-il un concept viable ?
NANDAN UNNIKRISHNAN Les quatre pays ont de nombreuses préoccupations communes : les réformes de la gouvernance mondiale, la mise en place d’une nouvelle architecture financière avec un système de régulation, la démocratisation du Fonds monétaire international pour refléter le véritable poids économique de chaque pays membre, des réformes à apporter à l’ONU et au Conseil de sécurité. Ces revendications ne doivent pas laisser penser que le BRIC est une nouvelle version des pays non-alignés. Les quatre pays ne sont pas identiques. Les économies brésilienne et russe sont fondées sur l’exploitation et l’exportation des matières premières, alors que l’Inde et la Chine sont des importateurs. Dans le domaine industriel, la Russie et le Brésil ont déjà des secteurs très avancés, notamment l’aviation, que la Chine et l’Inde voudraient développer.

La Chine et l’Inde peuvent-elles vraiment s’entendre ?
Les relations entre les deux pays sont très complexes et représentent un défi. Ils souffrent de l’héritage de la colonisation. Les frontières ont été découpées de façon arbitraire. Elles ont donné lieu à une guerre entre les deux pays en 1962. Le différend n’est toujours pas réglé. Une commission y travaille, mais elle ressemble davantage à un chien qui dort et qu’il ne faut pas réveiller. Il s’agit d’une question difficile, c’est pourquoi il faudra encore beaucoup de temps pour la résoudre. Le plus important, c'est que les possibilités d’une nouvelle guerre sont pratiquement inexistantes.

Y a-t-il des points de convergence ?
Les deux pays sont des économies émergentes. Le commerce entre eux ne cesse d’augmenter : il se monte aujourd’hui à plus de 45 milliards de dollars. Nous avons beaucoup de positions communes dans les forums internationaux, notamment dans les négociations commerciales du cycle de Doha. Le fait que nos diplomates s’entendent nous aide à construire une relation de confiance. Construire cette confiance est un objectif majeur.

Les pays du BRIC ne sont-ils pas concurrents dans le commerce international ?
Absolument. Pas seulement dans la conquête des marchés, mais aussi dans la course aux matières premières. Nous avons tous un grand besoin d’énergie ou d’acier. Le Brésil, la Chine et l’Inde se concurrencent, notamment en Afrique. Il y a aussi une vraie concurrence dans le développement des voies maritimes : Pékin et Delhi tentent de s’assurer l’accès aux ports en Asie et en Afrique.

Comment expliquez-vous qu’il y ait plusieurs plaintes commerciales déposées à l’OMC entre le Brésil, l’Inde et la Chine ? Récemment, l’Inde a d’ailleurs interdit l’importation de différents produits chinois ?
C’est de bonne guerre. Lorsque les enfants font leurs dents, ils cherchent toujours à mordre. Il ne s’agit pas de problèmes fondamentaux. Il faut voir le nombre de choses que nous faisons déjà ensemble.

vendredi 27 février 2009

Des CF-18 interceptent un bombardier russe
Un bombardier russe s'est approché de l'espace aérien canadien, sans y entrer, 24 heures avant la visite à Ottawa du président Barack Obama, le 19 février dernier. Deux chasseurs canadiens ont décollé pour l'intercepter, a révélé le ministre de la Défense Peter MacKay.

Au sortir d'une réunion avec le général Gene Renuart, commandant de la défense aérospatiale nord-américaine (NORAD), en compagnie du général Walt Natynczyk, chef d'état-major de la Défense, le ministre a indiqué vendredi que les deux F-18 avaient fait signe au bombardier Bear de faire demi-tour. L'appareil russe a obtempéré, selon M. MacKay.

Réagissant à cette annonce lors d'une conférence de presse en Saskatchewan, le premier ministre Stephen Harper s'est dit profondément préoccupé « face aux actions de plus en plus agressives des Russes dans le monde et dans notre espace aérien ».

Nous défendrons notre espace aérien [...]. Nous riposterons à chaque fois que les Russes se livreront à toute sorte d'intrusion visant la souveraineté du Canada.
— Stephen Harper

Le commandement des forces aériennes russes a confirmé vendredi l'existence d'une patrouille aérienne le 18 févrer. Du même souffle, il a affirmé que l'appareil, un Tupolev 160, accomplissait sa « mission » dans le respect des règles internationales.

M. MacKay n'a pas accusé les Russes d'avoir fait cela « délibérément » lors de la visite du président américain au Canada, mais il y voit « une forte coïncidence ». Il a noté au passage « un accroissement de l'activité » aérienne russe dans l'Arctique ces derniers Un accroissement confirmé par le général Renuart, qui a ajouté que les forces russes se montraient « professionnelles » dans leur façon de mener leurs opérations. Et de préciser: « Mais je pense qu'il est prudent pour les deux pays de maintenir une défense aérienne intégrée solide, afin d'être sûr que tout appareil qui s'approche de notre espace aérien sans être enregistré ou sans plan aérien puisse être identifié et que nous puissions évaluer s'il y a une vraie menace ou non ».

Une question de souveraineté en Arctique
Le ministre MacKay y voit une « démonstration de la capacité militaire russe ». Et il se soucie surtout de la souveraineté canadienne en Arctique. « Il est nécessaire d'être vigilant et d'avoir une véritable présence en Arctique - dans l'espace aérien, sur le terrain et sur les eaux. Il est plus facile d'avoir notre armée, nos Rangers, pour démontrer notre capacité et notre présence ».

Il a ajouté que les Russes n'avertissaient pas Ottawa de ces vols près de l'espace aérien canadien. Des représentants du gouvernement, y compris M. MacKay, ont demandé à l'ambassadeur russe et au ministre de la Défense d'y remédier. Leurs demandes sont toutefois restées lettre morte, selon M. MacKay.
L'Empire Russe© est un projet de recherche de Lapierre Médias©
Tous droits réservés 2006-2010